Ethymologie:
Du grec xenos, étranger, la xénotransplantation, ou xénogreffe, consiste à implanter des organes d'animaux (porcs ou singes la plupart du temps) sur un humain.
En effet, à cause de la pénurie croissante d'organes d'origine humaine, les chercheurs se sont tournés vers les animaux. Comme des milliers de porcs sont abattus chaque jour pour l'alimentation, une grande quantité d'organes pourraient être récupérée.
Cette méthode de transplantation possède un problème majeur: le système immunitaire humain pourrait rejeter les organes d'origine animale.
On peut néanmoins désactiver des gènes porcins et ajouter des gènes humains chez des porcs transgéniques, ce qui pourrait réduire fortement les chances de rejet.
Résultats des tests.
Des reins de porcs transgéniques ont été greffés sur des singes. Il n'y a pas eu de rejet pendant plusieurs mois. Cependant, on nous dit qu'aucune tentative n'a été réalisée chez l'humain, car il y a d'autres risques que le rejet, comme la transmission d'un virus du porc à l'humain.
Toutefois, même sans rejet, un organe animal est-il physiologiquement capable de prolonger la vie chez un humain ?
Dans des cas de greffes de foies de babouins chez l'homme, les cellules de cet organe ont migré et se sont répandues dans tout le corps humain « xénogreffé », le transformant en « chimère » de deux espèces différentes. Les effets physiques et physiologiques de cette « hybridation » sont inconnus (tiens tiens, comme c'est étrange!).
La peur des scientifiques.
Nous avons déjà dit qu'en cas de xénogreffe, il y a un risque d'infection du "patient". Seulement, comme les virus peuvent muter, il y a donc un risque d'infection pour toute la population par des virus et rétrovirus (rétrovirus = virus dont le génome est constitué d'ARN) endogènes (endigène = qui prend naissance à l'intérieur d'un corps) de singes ou de porcs qui pourraient migrer dans tout l'organisme et pourraient être impossibles à éliminer.
On peut comparer ce risque avec l'origine du sida. De nombreux scientifiques sont d'ailleurs effrayés par cette possibilité, évoquant le risque d'un nouveau fléau.