Les veaux de batterie

Les veaux de batterie
Ils passent leur courte vie dans la pénombre, avec une nourriture liquide amiante, sans fer pour que la viande soit blanche. Ils vivent dans des box larges de 90 cm (+ ou - 10%), qui deviennent rapidement trop petits pour pouvoir se retourner. Les veaux "sous la re" ne repsentent que 10% de la production fraaise selon le comité interprofessionnel "veau sous la mère".

# Posté le lundi 08 mai 2006 11:36

Modifié le mercredi 13 juin 2007 06:21

Les volailles de chair

Les volailles de chair
Elles sont entassées au sol, souvent plusieurs milliers par hangar. Leurs pattes et abdomen sont progressivement bs par l'ammoniaque de leurs fientes. Les plus abîmées finissent en "morceaux" : blancs ou cuisses! Les poulets arrivent à un poids d'abattage à 40 jours (contre 84 en filière traditionnelle), et leurs os ne supportent pas toujours leur poids gagné trop vite.
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# Posté le lundi 08 mai 2006 11:38

Modifié le mercredi 13 juin 2007 06:20

Les poules pondeuses

Les poules pondeuses
Dans un univers mécanisé, un tapis roulant apporte leur nourriture, un autre emmène leurs ½ufs. Vers un an, quand leur production baisse, elles sont ramassées à toute vitesse par les pattes et entassées pour leur dernier voyage. En arrivant à l'abattoir, une sur trois a les pattes brisées. Comme les truies, leur triste état ne permet pas d'en vendre la chair, même en morceaux : elles finiront en remplissage de raviolis ou en bouillon cube "à la poule". La FAO, Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, souligne "Si la plupart des poules pondeuses dans le monde en développement connaissent encore une liberté relative, leurs soeurs des pays développés sont fortement "urbanisées". Aux Etats-Unis seulement, on estime que 300 millions de poules sont enfermées dans des cages si petites qu'elles ne peuvent jamais étendre leurs ailes. Les poules en batterie produisent jusqu'à 280 oeufs par an (10 fois plus que leurs parentes sauvages), mais elles souffrent d'ostéoporose, de maladies du foie, de pellicules et d'ulcères du bec. Les groupes de défense des animaux ont persuadé l'Union européenne de mettre fin à ces cages d'ici 2012, au profit d'une production en parcours libre et grange ou de "cages enrichies" d'installations de nidification et de perchoirs."

# Posté le lundi 08 mai 2006 11:40

Modifié le mercredi 13 juin 2007 06:16

Des conséquences pour l'homme... Et pour l'environnement !

L'entassement, l'ennui et le stress provoquent des maladies, et donc une large consommation de médicaments, pour soigner mais aussi favoriser la prise de poids. Il s'agit notamment d'antibiotiques. Ce qui favorise la résistance aux antibiotiques aussi bien chez les animaux que chez les humains et accroît le risque de transmission de maladies animales vers l'homme.
C
es élevages ont provoqué la disparition de plus de 7 millions d'agriculteurs depuis 1946 et une crise de surproduction qui touche actuellement toute la filière agricole. Malgré les rapports (Evette, Perrin) préconisant une baisse de la production, les ouvertures et extensions se multiplient, conduisant inévitablement la filière intensive vers une impasse.

U
ne note des services statistiques du ministère de l'agiculture, parue le 9 avril 2003 indique : "L'agriculture intensive apporte trop d'azote sur les sols". Le bilan de l'azote établi pour l'année 2001 montre que "715 000 tonnes d'azote, soit 19 % des quantités apportées par l'agriculture, restent dans le sol. Une fois transformées en nitrates, elles risquent d'être entraînées en partie par les eaux de ruissellement ou d'atteindre les nappes phréatiques par infiltration. Les nitrates gagnent l'eau de consommation, qui n'est plus considérée comme potable au-delà de 50 milligrammes de nitrates par litre selon les normes de l'Organisation mondiale de la santé. Ils participent également à l'invasion du littoral par les algues vertes. Les plus forts excédents azotés sont ceux des départements bretons où se côtoient producteurs de porcs, de volailles ou de légumes et élevages bovins. Les excédents d'azote atteignent 35 000 tonnes dans les Côtes-d'Armor, 29 000 dans le Finistère et 23 000 tonnes dans le Morbihan. Ces quantités représentent près du tiers de l'azote apporté par l'agriculture dans ces trois départements."
Des conséquences pour l'homme... Et pour l'environnement !

# Posté le lundi 08 mai 2006 11:41

Modifié le mercredi 13 juin 2007 06:34

Les conditions de vie des animaux qui vivent dans des centres de gavage...

Les conditions de vie des animaux qui vivent dans des centres de gavage...
Un enquêteur de One Voice s'est rendu dans un centre de gavage. Son récit donne la mesure réelle de ce type de pratiques...

Canards haletants:

Nous sommes le 8 décembre dans les Deux-Sèvres, il fait 7 degrés dans le hangar uniquement éclairé par quelques néons. Il est 18h, l'heure du gavage du soir, l'autre ayant lieu à 6 h. Sur les 560 canards que contient la salle, tous placés dans des boîtes plastiques exiguës empêchant tout mouvement, la moitié en est au 27ème gavage, le dernier. La plupart d'entre-eux sont en train de haleter, le bec grand ouvert : l'énorme foie comprime les poumons, surtout chez les oiseaux, qui n'ont pas de diaphragme.

Morts:

Certains n'ont même plus la force de soulever la tête. Ce matin, trois ont été retrouvés morts. Leurs cadavres en ont rejoint d'autres dans un coin, à moins d'un mètre des vivants. Ce soir, l'éleveuse les trouve tous vivants, ce qui paraît lui être une heureuse surprise. Elle tâte les jabots pour ne pas "trop forcer" en ce dernier jour avant l'abattage. Un canard presque mort peut encore "donner son foie", mais "ceux qui ne tiennent pas le choc" signifient une perte d'argent.

Vie sans fin:

Toutefois le lendemain matin deux autres sont mort, avant même le dernier voyage de 500 mètres vers la salle d'abattage. L'éleveuse reconnaît que si une fois elle n'a eu qu'une seule perte, une autre fois elle en a comptabilisé plus d'une vingtaine. Les doses à ne pas trop dépasser, elle connaît pourtant bien tout cela car elle gave depuis 15 ans déjà. Elle a des gestes sûrs, précis, pour sortir du panier en plastique la tête du palmipède apeuré et pour ouvrir son bec. Elle introduit le long tuyau de l'entonnoir, déformant le cou et même l'½sophage au passage. Elle appuie sur une manette qui met en route le moteur actionnant la vis sans fin au milieu de l'entonnoir, et les gros grains de maïs entiers légèrement cuits dans l'eau chaude sont poussés en avant.

Prostrés:

Presque tous les canards se débattent avec énergie pendant ce temps-là, bien inutilement dans leur étroit casier de plastique. Presque tous secouent ensuite vigoureusement la tête, et l'un d'eux arrive même à expulser ainsi une dizaine de grains vers le sol déjà jonché d'autres grains baignant dans un ou deux millimètres d'eau sale, et parfois une mare de fientes - "La fosse doit être pleine." Ils ont tous de quoi boire, mais aucun n'en profite après le gavage. Certains dressent encore la tête, toujours haletants, mais la plupart sont prostrés.

Saleté:

Dans la rangée suivante, un canard tape à grands coups de bec ("c'est pour cela qu'ils sont partiellement débecqués") sur son voisin souffre-douleur, mais ceux-là n'ont pas encore eu leur ration biquotidienne. Ils sont tous très sales, incapables de faire leur toilette pour la partie arrière du corps, couverte systématiquement d'éclaboussures de fientes. À part deux rangées le long des murs, ils sont disposés dos à dos et s'éclaboussent les uns les autres en faisant leurs besoins, même s'il existe en-dessous une sorte de rigole pour recueillir le plus gros. Tout cela disparaîtra au dernier "bain", dans l'eau bouillante après l'égorgement, et ne se verra évidemment pas au niveau des consommateurs. En attendant, dans leur carcan de plastique, ils ne peuvent pas bouger du tout, ni même atteindre leur glande uropygienne, située à la base du croupion ; sinon ils le feraient régulièrement pour s'enduire de cette sécrétion qui sert à maintenir l'imperméabilité du plumage.

Camion:

Le lendemain matin, les fermiers, leur famille (enfants y compris) et des employés sont là très tôt. On démonte donc les cages plastiques des supports, l'ensemble étant largement éclaboussé de fientes, et on les entasse dans un camion. Direction une unité d'abattage et de préparation de foie gras et de produits dérivés, située à seulement quelques mètres.

Etourdissement:

Les canards sont débarqués dans une pièce carrelée de blanc. Là, la fermière les sort un par un et les approche d'un mur où se trouve vissé un système d'étourdissement électrique. Elle leur enfonce la tête à l'intérieur, puis le courant passe. C'est la méthode préconisée officiellement, obligatoire parce que considérée comme "humaine", celle qui leur évite d'être égorgés en pleine conscience comme dans un abattage rituel.

Cônes de signalisation:

Chaque animal se débat sous l'influence du courant. Puis elle les retire et les enfonce la tête en bas dans un système-maison formé de trois cônes de signalisation routière d'où dépasse la tête pendante de l'animal, affirmant que ça convient très bien. Elle enfonce alors son couteau dans le bec ouvert du canard et sectionne les carotides qui sont sous la langue, précisant que c'est aussi facile que de couper le cou : "Chacun sa technique !". Le sang s'écoule alors à gros bouillons dans un des trois seaux se trouvant sous l'engin.

Hématome:

Le surlendemain, après l'abattage, a lieu la découpe et à la préparation des différents morceaux - aiguillettes, cuisses, magrets, manchons. Un des cadavres sortis de la chambre froide a une aile injectée de sang - presque un hématome d'un bout à l'autre – et le patron dit qu'il faut "déclasser" cette aile car elle n'est pas commercialisable. Il explique : "vous avez vu qu'ils sont dans des logettes plastiques très étroites. L'aile a dû se retourner et rester coincée ainsi."

La Pologne dit non!:

La Diète polonaise (le Parlement) a adopté en 1998, une loi sur la protection des animaux qui est entrée en vigueur en 1999. Texte où l'on trouve notamment l'interdiction de l'élevage et de l'engraissement des canards et des oies pour la production de foie gras.

# Posté le lundi 08 mai 2006 11:46

Modifié le mercredi 13 juin 2007 06:40